Il était une fois le « DISCO »

1 juiller 2004

Nom féminin lorsqu’il fait référence au style musical et qui se masculinise quand il désigne le mouvement, la portée sociale de même que les modes qui l’entourent.
Le mot est l’abréviation de discothèque : lieu de rencontres d’un nouveau genre apparu partout sur la planète au début des années soixante. On aurait pu croire alors que la vague ne faisait que passer car déjà, au milieu de la décennie, on pouvait constater un sérieux déclin de la popularité de ces établissements. Concurrencées par les boîtes qui offraient des spectacles « live », les discothèques étaient en perte de vitesse…mais pas pour longtemps.

Au grand malheur des dénigreurs du genre musical (et Dieu sait qu’il y en avait plusieurs), on se rendit compte très rapidement que les discothèques ne faisaient que sommeiller. Leur réveil retentit au début des années ’70, sûrement provoqué par la sclérose du rock et de la pop. Les fêtards réclamaient du nouveau; les discothèques s’affichent donc dans tous les styles et dans toutes les couleurs… elles reprennent vigueur. Techniquement perfectionnées, les discothèques multiplient les degrés de décibels et les effets visuels pour se distinguer. Rien n’est épargné pour épater la galerie. Les propriétaires de clubs misaient gros pour gagner l’estime et la fidélité de la clientèle… ces « m’as-tu vu » qui sortaient tôt et qui aimaient par dessus tout se faire remarquer : pattes d’éléphants, collets à longues pointes, caps de roue, afros et moustaches. Chacun expérimentait devant les enceintes la métamorphose du corps humain en gélatine, la musique jouait fort et faisait vibrer jusqu’à la moelle, c’était nouveau comme feeling et c’était bon.

À la prochaine !
 
 

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